
Chaque année, Tafraout célèbre l’amandier en fleurs à travers un festival où se rencontrent culture amazighe, terroir, artisanat et musique. Une parenthèse idéale pour découvrir l’Anti-Atlas au rythme d’un patrimoine vivant.
On parle autant de « moussem des amandiers » que de festival. L’idée reste la même : valoriser un patrimoine vivant et faire rayonner un territoire. Portée par des acteurs locaux, dont l’Association Louz Tafraout, la manifestation s’est structurée au fil des années pour devenir un rendez-vous culturel et économique important pour la région.
Les dates peuvent changer selon l’organisation et la saison. À titre d’exemple, la 11ᵉ édition s’est tenue du 23 au 25 février 2024 sous le thème : « Terre d’amandier, terroir d’avenir ». La 12ᵉ édition a été annoncée/tenue du 10 au 13 avril 2025.
Dans l’Anti-Atlas, l’amandier n’est pas seulement un arbre fruitier : c’est un repère saisonnier, un symbole d’espérance (la floraison annonce le retour des jours plus doux) et une richesse agricole qui nourrit des savoir-faire culinaires et artisanaux. La fête devient alors une manière de dire : voici notre territoire, notre identité, nos produits et nos arts.
L’amandier occupe aussi une place centrale dans l’identité culinaire du Souss : ses fruits sont l’ingrédient principal de l’amlou, recette emblématique préparée à base d’amandes, d’huile d’argan et de miel. À Tafraout, l’amande n’est donc pas qu’un produit agricole : elle fait partie intégrante du patrimoine matériel de la région, car elle structure des gestes et des savoir-faire concrets — récolte, tri, conservation, transformation — tout en nourrissant une économie locale portée par les familles, les souks et les coopératives. En valorisant l’amandier, le festival rappelle que ce fruit est une véritable richesse du territoire : un goût, un geste et un héritage transmis au quotidien.
Même si chaque édition propose son propre programme, l’esprit reste le même : célébrer ensemble, dans une ambiance chaleureuse et identitaire.
Le festival est également une vitrine de l’économie locale : expositions, coopératives, produits du terroir et artisanat. Plusieurs éditions ont été marquées par une forte présence d’exposants et par la mise en valeur des produits locaux. L’événement contribue ainsi au rayonnement du patrimoine de l’Anti-Atlas et à la dynamique socio-économique de la région.
Si vous assistez au festival, profitez-en pour repartir avec quelques incontournables : des amandes locales (nature, grillées ou salées), de l’amlou (pâte traditionnelle à base d’amandes, miel et huile d’argan), du miel de montagne (thym, daghmous selon disponibilité), des plantes aromatiques pour tisanes, ainsi que de l’huile d’argan alimentaire. Côté artisanat, ne manquez pas les idoukan, des babouches traditionnelles très appréciées, ainsi que les bijoux en argent et les tissages locaux. Et si vous voulez vraiment offrir un cadeau de qualité à vos proches qui vous sont chers, misez sur une huile d’argan cosmétique pure (100% argan) : authentique, utile et toujours appréciée.
Et vous, vous achetez quoi en premier : amlou, miel ou idoukan ?
À quelques kilomètres, les gorges et l’oasis d’Aït Mansour figurent parmi les spots nature les plus appréciés de la région, tandis que les Rochers peints de Tafraout, œuvre de land art réalisée en 1984 par l’artiste Jean Vérame, offrent une halte insolite et très photogénique. Tafraout est souvent décrite comme nichée dans un cirque granitique, au cœur de vallées où poussent amandiers et arganiers, ce qui rend la route aussi belle que la destination. Juste à côté, la vallée d’Ameln mérite également le détour : on peut y découvrir des villages authentiques et programmer la visite d’une maison traditionnelle, idéale pour comprendre l’architecture locale et le mode de vie de l’Anti-Atlas.
Généralement entre janvier et février, mais la floraison peut être plus précoce (dès décembre) selon la météo.
Cela varie selon les éditions. Par exemple, il s’est tenu du 23 au 25 février 2024, et une édition a été annoncée/tenue du 10 au 13 avril 2025.
L’événement est notamment associé à l’Association Louz Tafraout, aux côtés d’acteurs locaux.

Docteure en langues et communication et titulaire d'un master en tourisme et communication. J’ai eu l’occasion de développer l’expertise dans le domaine de la communication touristique. J’ai mené des recherches en ingénierie touristique et en développement du tourisme culturel.